Festivals
La fête des religions traditionnelles

Zangbeto
Tous les ans, le 10 Janvier, se tient, à Ouïdah, la fête du vodoun. Issu de la culture yoruba, le culte vodoun, de l’ex-Danxomè (Dahomey en français), est à l’origine de tous les cultes vaudous qui se sont manifestés dans les îles des Antilles (Haïti par exemple) ou les pays d’Amérique Latine (comme le Brésil). Les cultes vaudous dérivent de l’animisme importé par les anciens esclaves d’origine africaine. Cet animisme s’est cristallisé autour de cette religion polythéiste probablement la plus évoluée, à l’époque, en Afrique. Ouïdah était, au XVIIIème et au début du XIXème siècle, un des ports principaux de la traite des noirs de l’Afrique de l’Ouest. Ouïdah, sous l’égide du président Soglo, qui a présidé aux destinées de la république du Bénin jusqu’en 1996, est devenu, avec l’île de Gorée, au Sénégal, l’un des principaux mémoriaux de l’esclavagisme européen sur le continent noir. Chaque année, devant le monument de « la porte du non retour », est célébré, face à l’Océan, un culte en l’honneur de Mamy Wata, la déesse de la mer.
NIKKI et La Fête de la Gaani
Situé à 553 km de Cotonou et Capitale spirituelle, Nikki est le Haut lieu de la civilisation baatonou, où réside encore un roi avec une cour et les fameux joueurs de trompettes royales. Nikki est aujourd’hui synonyme de Gaani ou la Fête des chevaux. Elle débute le jour de la naissance du Prophète Mahomet qui correspond au nouvel an baatonou et rassemble la communauté autour de son roi le SINABOKO. La fête dont la date varie entre
Septembre et Octobre dure trois jours au cours desquelles sont organisé chants, danses et courses de chevaux. La Gaani signifie joie, victoire (ou nassara). C’est une cérémonie tribale de caractère animiste célébrée par la suite sous le prétexte de la fête musulmane. C’est la fête de la danse ayant pris des formes avec l’ère Wassan’gari qui a introduit des changements socio-économiques. C’est le moment d’extase où le peuple Baatonu se sent en vie, où il communie et se communique les souvenirs que des moments de tristesse allaient rendre désuets. Le réveil des meilleurs souvenirs, la naissance et la renaissance de la solidarité et de la fraternité. La compréhension de la société Baatonu à travers les méandres de ses valeurs culturelles. La Gaani, c’est un phénomène social total, une force vers laquelle concourent des éléments juridico-politiques, socio-culturels et esthético-économiques. [Lire la suite...]
Fêtes des Ignames (Savalou)

Les femmes pilent les ignames à Savalou
Savalou apparaît comme une véritable mosaïque de groupes socio-culturels unis par des pratiques religieuses diversifiées et des activités économiques basées sur l’agriculture. Cette localité force l’admiration des visiteurs par ses potentialités géographiques inégalables : ici, la nature est dominée par d’innombrables collines dont la hauteur (100 à 500 mètres) submerge une galerie forestière, des forêts denses et des savanes. Pour en savoir plus sur cette région, il suffit de s’y rendre au mois d’août de chaque année pour le festival « les Symphoniques de Savalou ». Dans ce cadre de retrouvailles et d’échanges entre nationaux et expatriés, le passé et le présent se donnent la main à travers divers rituels et cérémonies, afin de donner un sens réel au futur. C’est aussi la célébration de la fête des prémices d’igname qui est une occasion pour l’homme d’offrir en retour à la divinité du feu et du tonnerre, maître de la pluie (Shango chez les Nago, Hebioso chez les Fon), ce qu’il a reçu d’elle. Cet acte religieux est empreint de la crainte de déplaire aux dieux.
Gospel & Racines
Occasion de retrouvailles fraternelles exceptionnelles entre l’Afrique et sa diaspora d’Amérique, d’Europe et des Caraïbes, Gospel et Racines contribue depuis sa première édition en 2001, à vivifier les rencontres, le dialogue interculturel, les échanges artistiques et humains entre l’Afrique noire et ses enfants disséminés aux quatre coins du Monde. Gospel et Racine est l’événement culturel et spirituel le plus populaire du processus « Réconciliation et développement », le Festival international Gospel et Racines a pour vocation d’aider au retour de la compréhension mutuelle entre les Noirs d’Afrique et ceux de la diaspora. Rendez-vous obligé de tous les acteurs et partenaires de la réconciliation, la manifestation permet également de promouvoir la musique gospel en Afrique par une formation professionnelle des créateurs, promoteurs et techniciens, mais aussi par un soutien effectif aux échanges et contacts entre artistes et groupes africains avec des vedettes et promoteurs internationaux. Ce festival est un important outil d’implication de la diaspora dans le développement de l’Afrique.
Nonvitcha (Grand Popo)
Née en 1921 dans le but de susciter et de créer les rencontres et les contacts fraternels et permanents entre les filles et fils des communautés Xlwa et Xwéla de Grand-Popo et et d’ailleurs, l’Association Nonvitcha est reconnue comme la plus vieille association du Bénin, elle dispose d’une organisation assez structurée et fonctionnelle. Elle est dirigée par un Conseil fédéral à sa tête un Bureau fédéral qui se ramifie en de multiples sections Nonvitcha installées dans chacune des villes du Bénin et dans les principales villes des pays étrangers où résident de fortes communautés Xlwa et Xwéla. L’association bénéficie d’;une très grande écoute au sein de la population béninoise et à l’extérieur à cause surtout de la fête annuelle appelée « Nonvitchagbé » organisée avec allégresse le jour de pentecôte. Cette fête draine une foule importante composée de filles et fils de la région, des sympathisants et de nombreux curieux.
FITHEB
Le FITHEB vise à proposer aux artistes béninois et à leurs homologues du monde entier, un creuset de brassage culturel et d’échanges sur des sujets et des techniques dans les domaines des arts de scène, le théâtre, l’acrobatie, la musique, la danse, l’art plastique et bien d’autres disciplines. La création du FITHEB vise les objectifs ci-après : Enrichir et élever le niveau de la création et de la production artistique et culturelle en Afrique ; Développer la capacité de la culture à accroître la production de la plus-value nationale ; Célébrer la démocratie naissante en Afrique.
Site web : www.festival-fitheb.org
Autres
A cela s’ajoutent des réjouissances populaires spontanées très appréciées :
- La fête des chicottes à Ouàké,
- La danse Guèlèdè à Pobè, Sakété, Kétou et Savè
- Les danses Egoungoun (Revenants) à Cotonou, Porto – Novo et Ouidah
- Les Zangbétos (Fantômes) dans tout le Sud
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